10 lignes à la fois : laboratoire d'écriture

Blog littéraire de Sylvain lasju (illiarias)

30 septembre 2008

Différents rebonds

Je suis en train d'écrire une nouvelle : L'homme qui rebondit.

rebondsComme souvent, je sais d'où je pars et où je compte finir, mais il me manque tout ce qui se trouve au milieu. Et comme souvent, je ne sais pas comment débuter. Voici les 3 premiers essais de "départ" de la nouvelle :

1.

Nous sommes enfin arrivés au point alpha. 28 jours de route dans notre vieux croiseur. C'est pas comme si on allait être plus à l'aise maintenant. Mais au moins on aura quelque chose à faire. Nous sommes deux équipes de 24. Une équipe destruction, une récupération.


2.

On y est. Le point Omega, un des coins les plus reculés de la galaxie. Une petite plongée dans l'hyperespace, une course d'approche de 8 semaines, 1 journée de plus à repérer les lieux et on est en vue de la plus énorme décharge qu'il m'ait été donnée de voir depuis longtemps.


3.

Jour 2151

Nous arrivons au point Omega, après trois semaines de voyage. On a rarement été dépêchés aussi loin. La mission, c'est de nettoyer la zone et de récupérer ce qu'on peut pour le prochain chantier. Il paraît que W veut construire un complexe hôtelier dans le coin...

On commence le chantier dans vingt heures. Le chef nous a tous donné un coin à nettoyer et nous a ordonné de dormir d'ici là. Pour moi, ça va être difficile. Ça fait plus d'un mois que j'attends d'avoir quelque chose à faire d'autre que jouer aux cartes et mater des holovids dans la salle commune.

Cette dernière mouture semble être celle qyue je vais retenir, mais tout peut encore changer...

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09 août 2008

Surprise 2

Une suite au précédent texte (comme quoi tout peut arriver). Et un nouvel indice visuel concernant l'île mystère :

ile2

Le vent gonflait la grand voile par saccades, comme s'il hésitait à faire avancer le bateau. Le gouvernail rouillé grinçait à chaque manoeuvre. Le trampoline tanguait, comme s'il essayet d'éjecter ses deux occupants. L'enfant était assis à l'avant du catamaran, le mat entre les jambes, les pieds pendant au dessus de l'eau. C'était l'endroit qu'il préférait, parce qu'il ne reposait presque pas sur la toile du trampoline et qu'il pouvait s'agripper au mat. En dessous de lui, l'eau défilait. Bleue nuit, presque noire, insondable, la mer ne lui avait jamais paru si profonde. Il n'osait jamais contempler ce spectacle très longtemps. Il se retourna en plissant ses paupières.

Son père était à l'arrière. Le regard azur perdu dans le lointain, une main tenant fermement le stic, une autre s'accrochant au hauban tribord. Il se tenait en tailleur, au bord du trampoline et un sourire indescriptible illuminait son visage. L'enfant ne l'avait jamais vu ainsi. Si heureux.

Cette surprise, ce n'était pas pour lui, finalement, mais pour son père.

_ Ça  va ? demanda l'adulte.

_ T'es sûr que c'est solide ?

_ Sûr de sûr. Je l'ai testé avant que t'arrives. Allez, on vire de bord. Baisse-toi.

Par la force de l'habitude, il courba l'échine, risquant ainsi un nouveau regard en dessous de lui. L'eau était encore plus menaçante que quelques secondes avant, encore plus foncée. Mais... c'était une ombre, une silhouette énorme qui venait d'apparaître !! Il se releva d'instinct et heurta la bôme qui l'envoya à rouler jusque dans l'eau.

Au moment où il plongea dans la mer, une terreur panique l'envahit. Il était persuadé d'avoir aperçu un monstre marin... alors que ce n'était que l'ombre d'un nuage.

A suivre ??

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07 août 2008

Surprise

Un petit spontanné. Peut-etre une façon de me rappeler, en cette période estivale, que j'ai passé une partie de mon enfance (enfin, les étés) sur l'île de Ré.

_ Pourquoi je dois venir ?

Le regard du colosse se fit plus insistant alors qu'il enfourchait son vélo rouillé. L'enfant le vit s'éloigner lentement, oscillant sur sa monture trop petite comme un artiste de cirque. Il s'élança à sa poursuite en criant. L'adulte arrêta sa course et le laissa monter sur le porte bagage et s'agripper fermement aux pans de sa chemise.

_ On va où, alors ?

_ Tu vas voir.

Le vélo grinça sous le poids des deux personnes, et, après quelques mètres plutôt hésitants, prit un rythme de croisière qui faisait plisser les yeux et ébouriffait les cheveux. Malgré lui, l'enfant sourit, grisé par la vitesse.

Pourtant, il n'aimait pas être avec ici. Il n'aimait pas être avec lui. Il n'avait pas confiance. Pas après qu'il a quitté sa maman. Mais devait passer quelques week-ends par ans dans cette île minuscule et dépeuplée où il n'y avait même pas de voiture. Chez son père.

Ils avaient pris la piste qui partait de l'embarcadère et filait droit vers la plage, en coupant à travers les marais salants. Le sel piquait le nez. Les mouettes les doublaient en trombe ou faisaient du sur-place, luttant contre le vent. Bientôt, ils furent sur le sable et la monture de métal ralentit avant de stopper définitivement sa course.

_ Alors, c'est quoi la surprise ?

L'homme posa le vélo contre un piquet en bois. Placidement, il marcha sur la grève et montra de la main un catamaran qui semblait échoué sur le sable.

La bouche de l'enfant s'ouvrit en grand.

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Non, ce n'est pas une photo fr l'île de Ré ! Un lot intéressant à gagner pour le premier qui découvrira de quelle île il s'agit...


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30 juillet 2008

Convention de Salem

Attention, archives ! cette histoire a été écrite il y a fort longtemps (au moins trois ans de cela), à une époque où je je m'étais même permis de lui donner la dénomination "nouvelle". Il s'avère qu'elle est plutôt rafraichissante et que c'est l'une de mes premières écritures spontannées.

Mesdames et messieurs, bonsoir.

Il existe sur terre une rupture entre la vie et la mort, une inacceptable césure. On parle du sens de la vie. Que fait-on du sens de la mort ? Quelle est l’origine de cette injustice séculaire, millénaire, voire plus ? Le fait est que les morts n’ont jamais droit à la parole. Ils sont dès leur naissance enfermés à clef dans une boite en pin, enterrés et parqués sans la moindre considération dans des camps reculés. Lorsqu’ils ne sont pas tout simplement brûlés morts.

Mesdames et messieurs, vous devez le savoir, les morts en ont marre de ce manque de parité. A quand la carte de réduction pour les morts, le droit de vote des morts, le premier mort au gouvernement ? Sans parler de la reconnaissance du génocide des morts.

Pour moi, il faudrait commencer par le début : cesser de fuir les morts. Eux aussi, ils ont une âme, même s’il n’ont pas tous un cœur. Il faut que les vivants commencent à regarder leurs morts en face, dans le noir des orbites.

Ce soir, nous avons organisé un débat spécial morts-vivants, où les représentants des deux camps pourront échanger leurs points de vue et quelques membres. Puis aura lieu un banquet, durant lequel seront servis des créations rassemblant les goûts de chacun : petits fours aux asticots, brochettes de mouches et de saumon, sandwichs à la poussière, racine de pissenlits…

Le clou final, c’est la réunification tant attendue des Beatles pour un bœuf d’anthologie, si Paul MacCartney consent à reconnaître ses anciens partenaires. Dans tous les cas, vous pourrez danser toute la nuit, au son de musiques vivantes ou mortelles.

Je souhaite que cette soirée se déroule sous le sceau de la réconciliation je serai enchanté d’aider ceux qui, au long de la soirée, voudront changer de camp.

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26 juillet 2008

Six contre un

Il est 22 h 30. Maggy est en train d'endormir notre fille et je reprends goût à l'écriture après un mois de chute libre. Je ne crois pas que ça casse de briques mais ça vient de loin.

Six contre un

Jean-le-Teigneux tenait fermement son épée Gorgone, léguée par son père sur son lit de mort, alors qu'il n'avait que huit ans et demi. Son autre main brandissait un petit bouclier rond en cuir cerclé de fer. Idéal pour parer les attaques furtives au couteau. Et ça tombait bien, puisqu'une demi-douzaine de lames dansaient autour de lui.

Jean pivotait sans cesse sur son pied gauche, pied d'appel, pour tenir en joue les six gaillards qui l'encerclaient, le sourire belliqueux aux lèvres et le regard luisant de hargne. Jean grimaçait. Il faisait toujours face à l'ennemi et ne lâchait jamais son affaire, d'où son surnom. En ce moment, ça lui était plutôt malaisé. D'où la grimace.

Quand les anglais avaient attaqué, il avait empoigné son épée, endossé son armure et enfourché son cheval pour en découdre avec les voisin du Nord. Il n'avait jamais douté que Dieu le protégerait dans toutes ses actions et que Gorgone l'aiderait, le cas échéant, à se sortir des situations les plus désespérées. Jusque là, ni l'un ni l'autre ne lui avaient fait défaut. Seul son cheval s'était fait occire. Qu'importe, il avait continué à pieds.

Un clin d'oeil. Un geste. Les envahisseurs barbares se mirent à attaquer en même temps. Jean-le Teigneux se démena comme un diable, criant comme une bête acculée, tailladant de sa lourde lame tout ce qui pouvait passer à sa portée. Malheureusement, son père n'ayant jamais eu l'occasion de lui enseigner les rudiments du combat à l'épée, il se fit embrocher comme une viande avariée.

Les anglais prirent Gorgone et laissèrent Jean mariner dans son jus.

Nota : l'action de cette histoire se situe dans un monde, cher à Mr Darwin, où la sélection naturelle dicte le destin des hommes.

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11 juin 2008

a vous de décider

La voilà, à moitié ivre, dans son propre appartement, en compagnie d'une femme. Non, en compagnie d'une collègue de bureau, qui est persuadée qu'elle est un homme !

Claude Chabras avait besoin de parler. Elle l'a écouté tout le long du trajet en RER et lui a proposé de venir boire un verre. Comme une gourde, sans réaliser qu'elle mettait alors le doigt dans l'engrenage de la séduction.

Une chose en entraînant une autre, elle a bu, presque autant que son invitée, sans se rendre compte que son regard se faisait de plus en plus insistant.

Et maintenant, la directrice des ressources humaines essaie de lui toucher la main.

  • Je suis contente de vous avoir trouvée, ce soir, Claude. C'était sûrement destiné.

Claude berger grince des dents et recule sa main pour se gratter maladroitement l'entrejambe.

  • Peut-être...

  • Je dois vous avouer quelque chose, Claude.

Claude Berger ferme les yeux en priant pour que ce ne soit pas ce qu'elle croit.

  • Vous m'attirez terriblement.

C'est ce qu'elle croit. Elle ouvre les yeux, inspire un bon coup pour gonfler sa faible poitrine et déclare :

  • Je suis une femme, Claude.

  • Évidemment. Ça saute aux yeux. Et moi, je suis un homme.

Claude Chabras ôte sa perruque brune qui cachait des cheveux courts en brosse et un visage fin, mais masculin.

Quand à Claude Berger, elle perd connaissance.

A suivre...

interrogation
Mais quelle est cette histoire à dormir de bout ? Que se passe-t-il avant ? Que se passe-t-il après ?

Pour tout comprendre, allez sur mon blog d'écriture collective : http://avous.canalblog.com/  et laissez y vos impressions !

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17 mai 2008

Made in insomnia

Je suis loin d'être insomniaque, au contraire. Mais depuis que j'ai vu Fight Club (il y a bien 10 ans), j'ai l'impression de savoir ce que c'est. Tout n'est plus qu'une copie, d'une copie, d'une copie..
.
nuit

Minuit. Le quartier est endormi depuis longtemps. Plus une âme ne se risque dehors, même pas un chat sauvage. Il n'y a que moi qui suis éveillé.

Dehors, la lune est pleine. Elle baigne la rue d'un éclat irréel. Comme si le temps s'était arrêté. S'il n'y avait un léger vent qui faisait onduler la haie du voisin, on pourrait croire qu'il s'agissait d'un tableau. Le vue m'ennuie. Le lueur crue et dansante de la télévision m'attire vers sa gueule béante.

Je connais par coeur toutes les émissions nocturnes. Les débats littéraires, les rediffusions, les séries violentes, les films de culs. C'est la pub. Je passe dans la cuisine me faire un sandwich. La nuit va être longue.

Quand on est insomniaque, on ne peut rien y faire. La nuit est à nous. On peut passer l'aspirateur, faire la vaisselle, bricoler, lire, écrire... le temps ne passe pas plus vite, mais on s'occupe. Les arts créatifs sont une bonne occupation, la nuit. Macramé, peinture de figurines, couture, montage photo, etc. On pourrait trouver des rayons spécifiques dans les magasins, à coté du « commerce équitable » et du « made in china » : « made in insomnia ».

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15 mai 2008

Rencontre du septième type 2/2

Suite...

Il glissa de son cheval et s'approcha silencieusement, couvert par le vent. Il étaient sept. S'il les prenait par surprise, il pouvait peut-être s'en débarrasser sans avoir à faire venir son armée. C'était un risque à courir. Il s'apprêtait à agir lorsqu'il réalisa que les nains étaient arrivés à destination : une pauvre chaumière, posée en lisière d'une forêt.

C'est alors qu'il aperçut la plus belle chose de sa vie : un femme au teint si blanc qu'on aurait dit de la neige et aux cheveux noirs comme la nuit. Elle attendait, assise sur une pierre, l'air tellement candide que le barbare en fut tétanisé. Les nains l'embrassèrent tous sur la joue et pénétrèrent dans la maison.

Gengis Khan était perplexe. Tout excité à l'idée de pouvoir occire les sept nains d'un seul coup – il suffisait de faire brûler la bâtisse – il n'en était pas moins troublé par sa vision angélique. Il s'imagina vivre avec elle : lui, ramenant le gibier du jour, elle illuminant la maison de sa simple présence. Il émergea de sa torpeur lorsque la belle disparut par l'entrée de la chaumière.

Le ciel s'était assombri, la nuit approchait. Dans la chaumière, une faible lueur apparut.

Le coeur résigné, le Fléau de Dieu il fit ce qu'il avait à faire.

Chevauchant à en perdre haleine, s'éloignant de l'incendie qui enflammait l'horizon, il décida d'oublier sa rencontre et de n'en parler à personne. Jamais.

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14 mai 2008

Rencontre du septième type 1/2

Un texte en 2 parties (car un peu long) écrit pour ce blog d'atelier d'écriture (donc je suis en partie gestionnaire, maintenant). Le sujet était de moi :

Vous relaterez la rencontre entre deux personnalités provenant d'univers totalement différents, qu'elles soient réelles ou fictives, vivantes ou non. Des exemples : Mickey invite la reine d'Angleterre à boire le thé ou Rambo fait la queue à la banque en compagnie de Vercingétorix.

D'un geste impérieux, Gengis Khan fit stopper son armée. La manoeuvre fut longue et laborieuse, l'ordre se répercutant de corne de brune en corne de brume du début de la cohorte jusqu'à sa queue. Finalement, la longue file d'hommes en armures rouge sang cessa son avancée et attendit patiemment les ordres du chef.

Lui aussi attendait. Juché sur son cheval, les sens en alerte. Il n'avait rien vu, ni entendu de suspect. Il avait senti. Son instinct lui susurrait que quelque chose n'était pas normal, et il avait pris pour habitude de suivre son instinct. Le vent soufflait dans ses cheveux gras s'étendant sur ses épaules. Un vent froid des steppes, chargé de souffre. Un vent desséchant, rude, fuyant et... bavard. Ce vent lui murmurait quelque chose, lui envoyait les échos d'une troupe traçant vers le Nord. Une toute petite unité, organisée, armée, discrète. Gengis Khan ne connaissait pas le mot commando mais entrevoyait le danger de la situation.

Il devait prendre la troupe à son propre piège et agir seul. Il leva une main gantée de noir et intima l'ordre à sa suite d'attendre son retour. Frappant du talon, il fonça plein Nord, tête baissée. Toutes les cinq minutes, il faisait une halte et humait l'air, sentant le danger qui devenait plus réel.

Une heure passa avant qu'il n'arrive en vue de la minuscule escouade qu'il avait pressentie : Une poignée d'homme de très petite taille, marchant les uns derrière les autre. Des nains ! Jamais il n'en avait vu d'aussi près et surtout en si grande quantité. Leur opiniâtreté au combat était légendaire. A leur main, des objets tranchants, tous munis d'une allonge. Ça ne ressemblait à aucune arme de sa connaissance et ça lui semblait redoutable.

Suite et fin demain...

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12 mai 2008

Transmutation

Encore un début avorté de ma nouvelle de fantasy...

_ Gaha ni hafal mineralis hocupida!

Sous le chiche éclairage de sa lampe à huile, Anis constata une fois de plus que le clou n'avait pas changé de consistance. Posé sur une planche, fièrement dressé vers la voûte moisie, l'objet semblait le narguer de toute sa raideur, et surtout de toute sa consistance. Car, comme le vérifia le jeune apprenti en mordant l'objet, il était toujours métallique et non transformé en pierre.

Que se passait-il. La formule était-elle prononcée correctement ? La rune qu'il avait gravée dans la planche était-elle conforme au modèle laissé par son maître ? Se concentrait-il suffisamment ?

D'un geste de colère, il fit voler le clou du revers de la main, lorsque la porte de la salle d'entraînement s'ouvrit. Pris de panique à l'idée que son maître le surprenne dans un moment de faiblesse, il chercha frénétiquement son objet d'étude du regard, mais se calma en reconnaissant celle qui venait de pénétrer dans la salle.

Fay, 16 ans, yeux marrons et cheveux châtains, était la seule fille qui ait été admise cette année pour suivre les enseignements du maître transmutateur. Pour dire si elle était douée !

Mi-amusée, mi déçue, elle ramassa le clou et le posa au centre de l'entrelacs de signes et de courbes qui avaient été gravés au poinçon sur la planche. Anis s'attendait à ce qu'elle le transforme en pierre d'un claquement de langue mais elle n'en fit rien.

Elle le changea en ver de terre.

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